Jean-Christophe

Jean-Christophe Onno nait à Dax, une ville thermale, le 1er mai 1974. Jean-Christophe explique que son nom de famille "Onno", d’origine celtique, vient de «cours d’eau». Hasard ou coïncidence, son père d’origine bretonne et bourguignonne, est sourcier ! Sa mère, quant à elle, vient d’une famille de russes blancs, proche du Tsar.

Avec sa grande sœur, Jean-Christophe grandit à Linxe, un petit village des Landes où ses parents tiennent un magasin d’électroménager. Son enfance est plutôt joyeuse, égayée par les spectacles qu’il invente avec sa sœur. Bon élève, il aime beaucoup le dessin et la poésie. Sa mère l’encourage dans les arts [l’aspect terrestre], son père lui fait découvrir l’astronomie [l’aspect céleste].

Vers l’âge de 8 ans, il découvre l’histoire familiale de sa mère. Son grand-père, n’est autre qu’Henri Rollan, acteur de la Comédie Française et metteur en scène de théâtre, né en 1888. Sa grand-mère, Claude May, actrice elle aussi, tournera dans de nombreux films, notamment dans Ignace, avec Fernandel. En 1933, elle est élue Miss Palm Beach à Cannes. Une histoire familiale pittoresque, dramatique, romanesque, qui serait digne d’une saga ou d’un scénario. Je laisse le soin à Jean-Christophe de la raconter lui-même un jour …

Il est rapidement attiré par la musique et possède une véritable prédisposition. Il se souvient de son piano rouge d’enfant sur lequel, il compose déjà d’oreille, différents morceaux. C’est donc naturellement qu’il va apprendre le piano puis le solfège. Au collège, on lui demande d’improviser [un piano sera même transféré pour lui à la cantine !], c’est ainsi qu’il découvre et développe son goût pour le show.

Le paysage va s’assombrir à l’adolescence. A cette période il a peu d’amis, se sent marginal à cause de sa situation familiale complexe et de ses taches de rousseur … Au collège, il devient le bouc émissaire et se sent désarmé. Ses parents divorcent quand il a 17/18 ans. Sa mère retourne à Paris, alors qu’il reste dans les Landes avec son père, puis bientôt avec une belle-mère [psy et professeur de français]. Alors qu’il rêve de philo, il part dans les Pyrénées afin de passer un Bac A2 [lettres & langues] puis s’initier à la batterie. A 18 ans, il vit son 1er grand amour au lycée et se fait renverser par une voiture. Il sombre dans une profonde dépression et fait une croix sur sa carrière de batteur à la suite de cet accident. Entre le piano et la guitare, il ne sait pas encore quel instrument privilégier. Peu importe, il fera homme orchestre, comme Remy Bricka !

Il intègre la Fac de Bordeaux 3 puis part à Marseille dans une école privée afin d’apprendre les techniques du son. Grâce à de bons profs, il aura une véritable révélation pour l’image [il cite René Char] et se prend de passion pour le cinéma. Il laisse [temporairement] la musique de côté et participe à des clips pour Faudel et Akhenaton, le chanteur et producteur de rap que nous connaissons. En 1998, pour raison de santé [il a une péritonite et ne peut se rendre à son examen], il ne décrochera pas son BTS à son grand désespoir. Il retourne à Marseille apprendre l’informatique puis devient professeur pendant 5 ans. Parallèlement, il intègre le Conservatoire de Musique de Marseille dans les années 2000. Il devient assistant sur le tournage «Les diables» de Christophe Ruggia, puis les projets s’enchaînent. En 2003, il sera bassiste au Bataclan, aux côtés de David Walters.

En 2005, il s’installe à Paris [pour raisons professionnelles mais aussi sentimentales …]. La musique reprend ses droits et avec elle, la reconquête du corps et du plaisir de l’instant. Parallèlement, un travail personnel de documentaire sur sa famille lui apporte aussi des réponses importantes et seront fondatrices dans sa décision d’assumer sa vie d’artiste. Au cœur de ce changement, il croise entre autres personnalités, les poètes Zéno Bianu, André Velter ou encore René Borer, spécialiste mondialement reconnu d’Arthur Rimbaud. Il se lie d’amitiés, travaille pour le batteur Simon Goubert et la magnifique pianiste, Sophia Domancich.

Ces belles rencontres enracinent peu à peu son regard tourné définitivement vers la poésie et la création. A cette période, toujours hanté par ses racines russes maternelles, Jean-Christophe fait un rêve étrange dans lequel il se voit jouer de la balalaïka contrebasse. Ce rêve déterminant, donnera lieu à un projet musical autour de la musique russe qu’il va imaginer avec son voisin de palier, Christian Roque, compositeur de musique contemporaine. Hasard du calendrier, ils seront présélectionnés pour l’année franco-russe en 2008. C’est ainsi que Jean-Christophe se met en quête d’une chanteuse russe [ou russophone]. Il croise alors Lembe Lokk, chanteuse estonienne. Il est immédiatement impressionné par son talent, sa présence scénique et sa performance. En un mot, il est sous le charme !

Ensemble, ils réalisent un 1er clip dans lequel Lembe porte une robe rouge, une robe porte bonheur. Du pop-rock poétique indépendant : «Rouge Madame» est née. Ils décident de travailler ensemble pour de bon, ne se quittent plus à la ville comme à la scène. A cette période, Jean-Christophe se sent légitime : c’est le début d’une réalisation musicale plus personnelle. En mai 2009, ils donnent leur 1er concert public, s’en suit un 2ème à Marvejols [en Lozère] puis un 3ème au Studio de l’Ermitage où Ivan Amar [France Musique] flaire le talent du duo. Février 2010, ils croisent furtivement Jean-Louis Murat au Studio Davout à Paris. Le Duo l’invite à écouter leur démo sur myspace. A leur grande surprise, l’artiste les recontacte quelques jours plus tard, déclarant que «leur musique était magnifique» ! Murat leur propose généreusement son aide. C’est ainsi qu’ils feront sa 1ère partie au Bataclan, à l’Alhambra puis s’en suivra une tournée en Estonie supportée par l’Institut Français. En 2011, ils donnent naissance à leur 1er Album « Rouge Madame » et à leur fille Anna …


Leur titre "Kaua" illustrera "Marussia", le long-métrage de la réalisatrice Eva Pervolovici, dont le personnage principal est russe. En outre, Jean-Christophe termine la bande originale de "Chroniques d'une cour de récré", un long-métrage dont l'action se déroule dans les années 80 et évoquent avec sensibilité les souvenirs d'enfance du réalisateur Brahim Fritah. Ces deux films devraient sortir en salle cette année.

Le groupe se qualifie ainsi : «Rouge Madame, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre, d’une alliance, entre une chanteuse d’origine estonienne, Lembe Lokk, à la voix pure et protéiforme, venant de la musique contemporaine et de Jean-Christophe Onno, musicien multi-instrumentiste, venant lui du milieu rock, qui décident un jour d’aller là où on ne les attend pas. Avec des chansons en français, en anglais et en estonien, Rouge Madame se trace déjà une place à part dans le paysage musical français. Rouge Madame aime la couleur, Rouge Madame aime les contrastes et propose une musique radicale, simple et dépouillée, ouverte aux genres et à toutes sortes de sonorités acoustiques ou électroniques

Vous pouvez les retrouver sur :
Rouge Madame, an Estonian Tour 2011 : http://www.dailymotion.com/video/xnspld_rouge-madame-an-estonian-tour-2011_music?start=0#from=embediframe

Bandcamp [album en téléchargement] : http://rougemadame.bandcamp.com/
Itinérances : http://www.lerif.org/itinerances/maad-93/
myspace : http://www.myspace.com/rougemadame
facebook : https://www.facebook.com/#%21/rougemadamemusic

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