Barbara


Barbara a célébré le nouvel an dans un Ashram du Sud de l’Inde, dans la région du Kerala. L’année 2012 débute sous le signe de la spiritualité, de l’éveil et du voyage intérieur C’est en discutant avec une amie, du peuple tibétain et de la médecine indo-tibétaine, que Barbara a l’idée de partir là-bas. Elle sait que ce n’est pas un voyage facile, ni anodin, d’autant qu’elle part seule. C’est pour cette raison qu’elle décide de rejoindre l’Ashram d'Amritapuri, de renommée internationale.

Une fois sur place, elle a un énorme coup de cœur pour la région du Kerala. Elle passe 3 semaines entre Trivandrum, Cap Comorin et Cochin. Petit à petit, elle apprivoise les us & coutumes locales, découvre la complexité de la culture et une certaine approche de la spiritualité. Pour elle, la méditation devient définitivement «une pratique qui s’inscrit dans une philosophie de vie». Elle découvre les techniques de méditation mises au point par Mata Amritanandamayi ou Amma [Mère] comme on l'appelle.


Avant ce voyage, Barbara n’avait jamais entendu parler de cette femme. Pourtant, et malgré elle, Barbara va vivre une expérience unique, l’une des plus profondes au cours d’une vie. Amma enlace toute personne qui vient à elle et la serre dans une étreinte pleine d'amour et d’énergie, sans se préoccuper de la croyance des individus, de ce qu'ils sont ni de la raison qui les a amenés à elle. Barbara recommencera l’expérience 3 fois au cours de son séjour …

Barbara commence la méditation début 2007 à Paris, sur les conseils amicaux et précieux de son ostéopathe. Elle trouve une école adaptée au mode de vie occidentale, créée par Suvannavira, qui est au bouddhisme, ce que le Père Guy Gilbert est au catholicisme ! Avec Suvannavira, l’habit ne fait vraiment pas le moine [bouddhiste]. Né en Russie, il grandit en Angleterre et ouvre cette école à Paris. Dès lors, Barbara va apprendre avec lui les techniques de méditation et s’astreindre à une pratique plus ou moins régulière. Depuis son voyage en Inde, Barbara médite chaque matin au moins 20 minutes, que ce soit chez elle ou dans le métro !


Alors qu’elle lit un article dans le magazine «Psychologie», Barbara tombe sur une formation qui l’intrigue. Elle se rend à une journée portes-ouvertes, trouve l’école sérieuse [ni spirituel ni ésotérique] et décide de s’y inscrire afin de devenir «Maître praticien en énergétique». Pour elle, «chacun est capable de transmettre une énergie, du réconfort, de l’amour ou de la tendresse». Question de sensibilité ou d’ouverture d’esprit. En revanche, elle a encore du mal à se sentir une thérapeute légitime. Grace à sa formation, elle espère acquérir suffisamment de pratique et d’aisance.


Barbara nait le 8 avril 1979 dans le Nord de la France. Elle grandit à Comines, une ville frontalière avec la Belgique. C’est la belle vie, jusqu’à l’âge de 5 ans. L’âge fatidique au cours duquel arrivent deux petits boulets chéris : Emmanuel & Sandra, les jumeaux ! Barbara est une excellente élève : la 1ère de sa classe. Très tôt, c’est une rebelle à l’autorité en général, et à l’autorité parentale en particulier ! Ses parents sont très présents tout au long de sa scolarité ; surtout sa mère qui vise l’excellence : classes d’allemand, de maths, de bio, de physique … Barbara obtient son BAC S [option mathématiques] à Lille avec une mention «AB». Elle rit et s’anime quand elle raconte ses souvenirs lors de la fameuse fête des louches à Comines. A la suite de quoi, il fallait «crâner» aux auto-tamponneuses de la fête foraine avec les dites louches attrapées au vol, coincées dans le jean !


Pas très encline à faire une prépa, elle intègre une école d’ingénieur Télécom à Villeneuve d’Ascq. La voici engagée pour 5 ans d’études. Après de gros doutes en 2ème année, de nombreux stages [Paris, la Belgique], elle part travailler un an dans une start up de Redondo Beach, municipalité située dans le comté de Los Angeles, en Californie. Elle va vivre avec une joyeuse bande d’expatriés français en copropriété. Son patron – qui est caractériel - et cet emploi dans le développement informatique ne lui conviennent pas. A cette même période, et à seulement 3 petites heures d’avion, elle rend visite à son oncle d’Alaska ! Tombée sous le charme, elle aura beaucoup de mal à repartir de cet endroit.


A son retour en France, elle entame un DEA d’économie numérique à Nanterre de 2002 à 2003. Ses études lui plaisent tellement qu’elle sort major de sa promotion. On lui propose une bourse de thèse qu’il sera difficile de refuser ! Elle s’embarque dans l’aventure. Parallèlement à son DEA, elle travaille à mi-temps comme consultante au Comptoir des Signaux puis se met en quête d’un emploi à plein temps. A cette période, son directeur de thèse est souvent absent et Barbara traverse une situation affective douloureuse. Elle décide d’interrompre sa thèse, péniblement. Ce qui ne l’empêche pas de rebondir en partant 3 semaines au Sénégal, à Keur Madiabel, avec une association qui développe un centre numérique.


Elle s’installe dans le 19ème arrondissement en 2007, où elle aime d’emblée les Buttes Chaumont. En octobre 2008, elle intègre une Autorité Administrative Indépendante (A.A.I.), en qualité de chargée de mission.

C’est à la suite d’une invitation à un débat de quartier, qu’elle va mettre le doigt dans l’engrenage politique. Par curiosité d’abord, elle se rend à un meeting d’Europe Ecologie les Verts [E.E.L.V.]. Par conviction ensuite, elle va s’impliquer jusqu’à aujourd’hui dans l’action politique. Les questions écologiques et sociales lui tiennent à cœur. Depuis toujours, la pauvreté et la précarité sont des sujets qui la touchent profondément. Dans un 1er temps Barbara anime un groupe local dans son quartier. Elle participe ensuite à la campagne des Européennes mais refuse d’être sur une liste pour les élections régionales. En 2012, elle devient co-secrétaire d’E.E.L.V. à Paris et se lance dans la campagne législative en tant que titulaire. Concernant les qualités requises pour se lancer en politique, Barbara assure qu’il faut «être en accord avec soi-même, être intègre et juste dans ses prises de décision, et qu’on ne peut pas, hélas, plaire à tout le monde !».


En 2010, Barbara fait un voyage initiatique. Elle part en Pologne sur les traces de ses 4 grands-parents, qui fuient le pays vers 1930 afin de s’installer dans le Nord de la France. En 1930, la crise mondiale frappe la Pologne. Le programme d’industrialisation lancé au milieu des années trente sera interrompu par le déclenchement de la guerre. Ses deux grands-pères étaient mineurs mais ni eux, ni les parents de Barbara ne remettront jamais les pieds là-bas. Deux jours avant de partir, elle découvre qu’il lui reste de la famille à Rydultowy. Grâce à une amie de sa sœur - qui fera office de traductrice - Barbara peut faire la connaissance de cette branche inconnue de la famille, au cours d’une journée mémorable et chargée d’émotions. Il lui faudra aussi du courage pour se rendre à Auschwitz. Accompagnée d’un guide francophone afin de visiter le camp de concentration, elle s’identifie à certaines jeunes filles croisées sur des photographies. Elle encaisse et prend sur elle. A son retour à Paris, elle fond en larmes dans le cabinet de son ami ostéopathe …


Barbara est une femme amoureuse mais le silence est d’or. Elle doit en partie cette rencontre à l’humoriste Gustave Parking [et paraît-il, un peu à moi …] ! Comme quoi, on peut très bien être verte et voir la vie en rose ! Il lui est difficile pour le moment de se projeter dans un avenir proche. Elle trouve la vie parisienne épuisante et aimerait se rapprocher de la nature. Finalement, plusieurs options sont envisageables. Sans retourner sa veste pour autant, elle sait par expérience que ses positions peuvent changer.


Du coup, j’ai donné rendez-vous dans 10 ans à cette grande dame (au sens propre, comme au figuré), pour faire un bilan sur la place des Grands Hommes …

Jean-Christophe

Jean-Christophe Onno nait à Dax, une ville thermale, le 1er mai 1974. Jean-Christophe explique que son nom de famille "Onno", d’origine celtique, vient de «cours d’eau». Hasard ou coïncidence, son père d’origine bretonne et bourguignonne, est sourcier ! Sa mère, quant à elle, vient d’une famille de russes blancs, proche du Tsar.

Avec sa grande sœur, Jean-Christophe grandit à Linxe, un petit village des Landes où ses parents tiennent un magasin d’électroménager. Son enfance est plutôt joyeuse, égayée par les spectacles qu’il invente avec sa sœur. Bon élève, il aime beaucoup le dessin et la poésie. Sa mère l’encourage dans les arts [l’aspect terrestre], son père lui fait découvrir l’astronomie [l’aspect céleste].

Vers l’âge de 8 ans, il découvre l’histoire familiale de sa mère. Son grand-père, n’est autre qu’Henri Rollan, acteur de la Comédie Française et metteur en scène de théâtre, né en 1888. Sa grand-mère, Claude May, actrice elle aussi, tournera dans de nombreux films, notamment dans Ignace, avec Fernandel. En 1933, elle est élue Miss Palm Beach à Cannes. Une histoire familiale pittoresque, dramatique, romanesque, qui serait digne d’une saga ou d’un scénario. Je laisse le soin à Jean-Christophe de la raconter lui-même un jour …

Il est rapidement attiré par la musique et possède une véritable prédisposition. Il se souvient de son piano rouge d’enfant sur lequel, il compose déjà d’oreille, différents morceaux. C’est donc naturellement qu’il va apprendre le piano puis le solfège. Au collège, on lui demande d’improviser [un piano sera même transféré pour lui à la cantine !], c’est ainsi qu’il découvre et développe son goût pour le show.

Le paysage va s’assombrir à l’adolescence. A cette période il a peu d’amis, se sent marginal à cause de sa situation familiale complexe et de ses taches de rousseur … Au collège, il devient le bouc émissaire et se sent désarmé. Ses parents divorcent quand il a 17/18 ans. Sa mère retourne à Paris, alors qu’il reste dans les Landes avec son père, puis bientôt avec une belle-mère [psy et professeur de français]. Alors qu’il rêve de philo, il part dans les Pyrénées afin de passer un Bac A2 [lettres & langues] puis s’initier à la batterie. A 18 ans, il vit son 1er grand amour au lycée et se fait renverser par une voiture. Il sombre dans une profonde dépression et fait une croix sur sa carrière de batteur à la suite de cet accident. Entre le piano et la guitare, il ne sait pas encore quel instrument privilégier. Peu importe, il fera homme orchestre, comme Remy Bricka !

Il intègre la Fac de Bordeaux 3 puis part à Marseille dans une école privée afin d’apprendre les techniques du son. Grâce à de bons profs, il aura une véritable révélation pour l’image [il cite René Char] et se prend de passion pour le cinéma. Il laisse [temporairement] la musique de côté et participe à des clips pour Faudel et Akhenaton, le chanteur et producteur de rap que nous connaissons. En 1998, pour raison de santé [il a une péritonite et ne peut se rendre à son examen], il ne décrochera pas son BTS à son grand désespoir. Il retourne à Marseille apprendre l’informatique puis devient professeur pendant 5 ans. Parallèlement, il intègre le Conservatoire de Musique de Marseille dans les années 2000. Il devient assistant sur le tournage «Les diables» de Christophe Ruggia, puis les projets s’enchaînent. En 2003, il sera bassiste au Bataclan, aux côtés de David Walters.

En 2005, il s’installe à Paris [pour raisons professionnelles mais aussi sentimentales …]. La musique reprend ses droits et avec elle, la reconquête du corps et du plaisir de l’instant. Parallèlement, un travail personnel de documentaire sur sa famille lui apporte aussi des réponses importantes et seront fondatrices dans sa décision d’assumer sa vie d’artiste. Au cœur de ce changement, il croise entre autres personnalités, les poètes Zéno Bianu, André Velter ou encore René Borer, spécialiste mondialement reconnu d’Arthur Rimbaud. Il se lie d’amitiés, travaille pour le batteur Simon Goubert et la magnifique pianiste, Sophia Domancich.

Ces belles rencontres enracinent peu à peu son regard tourné définitivement vers la poésie et la création. A cette période, toujours hanté par ses racines russes maternelles, Jean-Christophe fait un rêve étrange dans lequel il se voit jouer de la balalaïka contrebasse. Ce rêve déterminant, donnera lieu à un projet musical autour de la musique russe qu’il va imaginer avec son voisin de palier, Christian Roque, compositeur de musique contemporaine. Hasard du calendrier, ils seront présélectionnés pour l’année franco-russe en 2008. C’est ainsi que Jean-Christophe se met en quête d’une chanteuse russe [ou russophone]. Il croise alors Lembe Lokk, chanteuse estonienne. Il est immédiatement impressionné par son talent, sa présence scénique et sa performance. En un mot, il est sous le charme !

Ensemble, ils réalisent un 1er clip dans lequel Lembe porte une robe rouge, une robe porte bonheur. Du pop-rock poétique indépendant : «Rouge Madame» est née. Ils décident de travailler ensemble pour de bon, ne se quittent plus à la ville comme à la scène. A cette période, Jean-Christophe se sent légitime : c’est le début d’une réalisation musicale plus personnelle. En mai 2009, ils donnent leur 1er concert public, s’en suit un 2ème à Marvejols [en Lozère] puis un 3ème au Studio de l’Ermitage où Ivan Amar [France Musique] flaire le talent du duo. Février 2010, ils croisent furtivement Jean-Louis Murat au Studio Davout à Paris. Le Duo l’invite à écouter leur démo sur myspace. A leur grande surprise, l’artiste les recontacte quelques jours plus tard, déclarant que «leur musique était magnifique» ! Murat leur propose généreusement son aide. C’est ainsi qu’ils feront sa 1ère partie au Bataclan, à l’Alhambra puis s’en suivra une tournée en Estonie supportée par l’Institut Français. En 2011, ils donnent naissance à leur 1er Album « Rouge Madame » et à leur fille Anna …


Leur titre "Kaua" illustrera "Marussia", le long-métrage de la réalisatrice Eva Pervolovici, dont le personnage principal est russe. En outre, Jean-Christophe termine la bande originale de "Chroniques d'une cour de récré", un long-métrage dont l'action se déroule dans les années 80 et évoquent avec sensibilité les souvenirs d'enfance du réalisateur Brahim Fritah. Ces deux films devraient sortir en salle cette année.

Le groupe se qualifie ainsi : «Rouge Madame, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre, d’une alliance, entre une chanteuse d’origine estonienne, Lembe Lokk, à la voix pure et protéiforme, venant de la musique contemporaine et de Jean-Christophe Onno, musicien multi-instrumentiste, venant lui du milieu rock, qui décident un jour d’aller là où on ne les attend pas. Avec des chansons en français, en anglais et en estonien, Rouge Madame se trace déjà une place à part dans le paysage musical français. Rouge Madame aime la couleur, Rouge Madame aime les contrastes et propose une musique radicale, simple et dépouillée, ouverte aux genres et à toutes sortes de sonorités acoustiques ou électroniques

Vous pouvez les retrouver sur :
Rouge Madame, an Estonian Tour 2011 : http://www.dailymotion.com/video/xnspld_rouge-madame-an-estonian-tour-2011_music?start=0#from=embediframe

Bandcamp [album en téléchargement] : http://rougemadame.bandcamp.com/
Itinérances : http://www.lerif.org/itinerances/maad-93/
myspace : http://www.myspace.com/rougemadame
facebook : https://www.facebook.com/#%21/rougemadamemusic